La chambre mortuaire

Étape 2 du parcours — Le lieu de repos

Située dans les hôpitaux et certains EHPAD, la chambre mortuaire — que l’on appelle encore couramment la morgue de l’hôpital — est un service public destiné à accueillir les défunts décédés dans l’établissement. Le corps y est placé dans une cellule réfrigérée, ce que beaucoup de familles désignent par l’expression « chambre froide mortuaire ». Tous les établissements ne sont pas tenus d’en disposer : cette obligation ne s’applique qu’aux structures enregistrant plus de 200 décès par an, conformément à l’article R.2223-88 du Code général des collectivités territoriales.

1. Accès et fonctionnement

Lorsqu’un décès survient dans un établissement de santé disposant d’une chambre mortuaire, le corps peut y être transféré automatiquement, sauf si la famille a déjà organisé un autre lieu de repos dans un délai court.

Le défunt est placé dans une cellule réfrigérée technique, sans besoin de démarche immédiate de la part de la famille. Ce transfert permet de préserver le corps dans des conditions sanitaires optimales.

Certaines chambres mortuaires permettent un accès temporaire pour les proches, mais les possibilités de visite sont généralement limitées, tant en durée qu’en confort (pas de salon de recueillement, horaires restreints).

2. Durée de séjour et tarification

  • Gratuit pendant les 3 premiers jours suivant le décès.
  • Au-delà, la famille peut choisir de laisser le défunt sur place : le séjour devient alors payant, selon un tarif journalier affiché dans l’établissement.
  • Un transfert vers un autre lieu (chambre funéraire, domicile…) peut être organisé à tout moment.

3. Comparatif avec la chambre funéraire

Comparatif : chambre mortuaire / chambre funéraire
Chambre mortuaire Chambre funéraire
Gestion Établissement de santé Entreprise de pompes funèbres
Coût Gratuit pendant 3 jours, puis payant Payant dès l’arrivée
Accès aux familles Accès restreint, horaires limités Accès étendu, salons de recueillement
Services associés Pas de services funéraires Soins, organisation, registre de condoléances…

La chambre mortuaire peut ainsi constituer une solution transitoire, en attendant la mise en bière ou un transfert vers un lieu plus adapté à l’accompagnement des proches.

4. Questions fréquentes

Chambre mortuaire ou morgue : quelle différence ?

Il s’agit du même lieu. « Morgue » est l’ancien terme, encore très employé dans le langage courant ; « chambre mortuaire » est la dénomination officielle du service hôpital. À ne pas confondre avec l’institut médico-légal, réservé aux décès faisant l’objet d’une enquête judiciaire.

Combien de temps peut-on garder un corps à la morgue ?

Les 3 premiers jours suivant le décès sont gratuits. Le défunt peut rester au-delà, moyennant un tarif journalier, jusqu’à la mise en bière — sachant que l’inhumation ou la crémation doit intervenir dans les 6 jours ouvrables suivant le décès.

Le corps est-il conservé en chambre froide ?

Oui. La chambre mortuaire dispose de cellules réfrigérées individuelles maintenues à basse température. Aucun soin de conservation n’est pratiqué par l’hôpital : le froid seul assure la conservation.

La chambre mortuaire est-elle payante ?

Elle est gratuite pendant 3 jours pour les personnes décédées dans l’établissement. Ensuite, l’hôpital applique un tarif journalier affiché. Aucun établissement ne peut vous facturer un transport vers sa propre chambre funéraire sans votre accord.

À retenir
Le transfert en chambre mortuaire est souvent automatique, mais il n’est jamais définitif : la famille peut demander à tout moment un transport vers le domicile ou une chambre funéraire.

5. Voir aussi

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